4 ateliers-débats pour faire le point

Environnement et conditions de mise en œuvre de l’Afest

15 janvier 2020
3 avril 2020

De 16h à 18h
  • Nantes
Au Cnam
25 boulevard Guy Mollet
44300 Nantes

Dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 relative à la « liberté de choisir son avenir professionnel », l’action de formation a été redéfinie comme un « parcours pédagogique permettant d’atteindre un objectif opérationnel ». Différentes modalités de formation peuvent ainsi être mises en œuvre, dont l’Afest (action de formation en situation de travail).

Un an après, faisons le point sur l’environnement et les conditions de mise en œuvre de l’Afest, à travers 4 ateliers-débats.

| 15 janvier | Nouvelle définition de l’action de formation : quelles répercussions sur l’environnement de la formation professionnelle et l’Afest plus particulièrement ?
| 20 janvier | Quelles conditions pour concevoir les Afest ?
| 6 février | Construire une Afest : la prise en compte du travail "dans toute son épaisseur"
| 3 avril | Apprendre "par", apprendre "dans", apprendre "à partir" de la situation de travail

Mercredi 15 janvier | 16h-18h

Nouvelle définition de l’action de formation : quelles répercussions sur l’environnement de la formation professionnelle et l’Afest plus particulièrement ?

La reconnaissance de l’Afest, issue de la loi du 5 septembre 2018, s'inscrit dans un contexte plus général de restructuration du système de formation professionnel français et ne peut se comprendre que par rapport à lui. En particulier, et en deçà des modifications des circuits financiers et de la création des Opco, une grande nouveauté issue de la réforme est la modification de la définition de l’action de formation, telle qu’elle avait été initiée en 1971. C’est cette modification qui rend possible juridiquement l’Afest, mais pas uniquement elle. Après une présentation de cette nouvelle définition et des raisons de ce changement, il s’agira de s’interroger sur les enjeux et conséquences possibles sur le marché de la formation et les pratiques des différents acteurs.

Avec Jean-Luc Ferrand, ancien enseignant-chercheur à la chaire de Formation des adultes puis à l'équipe des métiers de la formation du Cnam. Il est spécialiste de l'ingénierie de formation, du système économique et institutionnel de la formation professionnelle des adultes, et des politiques régionales et territoriale de formation et d'éducation. Ancien responsable de formation dans les actions collectives de reconversion des mineurs lorrains initiées par Bertrand Schwartz, Il a également travaillé aux côtés de Pierre Caspar, Guy Jobert et Vincent Merle.

Posez votre question à l'intervenant. Il y répondra le jour de la conférence.

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Lundi 20 janvier 2020 | 16h-18h

Quelles conditions pour concevoir les Afest ?

Si les expériences acquises dans le cours même du travail sont essentielles pour développer les compétences, à l’inverse il serait erroné de croire qu’il suffit de travailler pour apprendre. Il est en effet tentant d’assimiler les « formations sur le tas » aux Fest, puisqu’il s’agit d’apprendre en travaillant. Pour autant, plusieurs dimensions essentielles conditionnent a minima l’apprentissage professionnel à partir des Afest. Ces exigences doivent-elles faire renoncer à l’intérêt des Fest ? Nous ne le pensons pas, bien au contraire.

Avec Anne-Lise Ulmann, docteure en sciences de l'éducation, maître de conférences HDR. Elle enseigne l'ingénierie de formation et l'analyse du travail au Cnam et y dirige notamment le Master sciences humaines et sociales, parcours Conseil intervention développement de compétence. Elle est membre du comité scientifique de la commission de la certification professionnelle de France Compétences.
Elle est également membre du laboratoire CRTD (Centre de recherche sur le travail et le développement) du Cnam. Ses recherches portent sur les liens entre formation et travail. Elle a participé au comité scientifique et technique de l'expérimentation Fest (Formation en situation de travail).

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Jeudi 6 février 2020 | 16h-18h

Construire une Afest : la prise en compte du travail « dans toute son épaisseur »

En redéfinissant l’action de formation, la loi du 5 septembre 2019 a introduit la possibilité que celle-ci se déroule en tout ou partie en situation de travail. Cette nouvelle disposition réglementaire qui s’enracine dans une tradition pédagogique ancienne, implique, pour les acteurs qui la conçoivent, l’animent ou l’évaluent, une compréhension enrichie de ce qu’est le travail. Le travail effectif ne se réduit en effet pas à la tâche ni même au comportement observable de celui qui agit. Il implique l’engagement subjectif et la créativité de l’individu pour faire face aux aléas du réel. Construire une action de formation en situation de travail véritablement formatrice implique donc que sa conception repose sur une prise en compte du travail « dans toute son épaisseur ».

Avec Stéphane Balast, maître de conférences en sciences de l’éducation au sein de l’équipe « métiers de la formation », unité de recherche « Formation et apprentissages professionnels » (EA 7529), Cnam / Hesam université.

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Vendredi 3 avril 2020 | 16h-18h

Apprendre "par", apprendre "dans", apprendre "à partir" de la situation de travail

La formation en situation de travail fonctionne comme une reconnaissance des transformations des personnes au travail. Elle recouvre aussi des dispositifs qui ont comme intention d'optimiser ces transformations. Optimiser n'est jamais qu'engager une action qui vise à accroître l'efficacité ou l'efficience d’une autre activité ou d'une autre action. Significativement, on a pu parler aussi d’"utiliser les effets formateurs des situations de travail". Plutôt que de parler de formation en situation de travail, il conviendrait de parler d'apprentissages au travail, qui existent avant toute forme d'intention.

Avec Jean-Marie Barbier, professeur des universités en sciences de l'éducation/formation des adultes, responsable de la chaire (Cnam) Unesco « Formation et pratiques professionnelles », ancien responsable du Centre de recherche sur la formation des adultes (Cnam).
Privilégiant d'abord les actes de la "vie quotidienne", puis longuement les activités d’éducation /formation, ses travaux s'étendent à l’analyse des constructions conjointes des activités et des sujets dans les activités. Ses écrits récents portent sur l’expérience et les outils d’analyse des activités. Il privilégie « l’entrée activité » en recherche, en formation et dans l’action professionnelle.

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Infos pratiques

• Ateliers limités à 40 participants
• Participation : 15 € par atelier (montant forfaitaire exonéré de TVA)
• Posez votre question aux intervenants via le formulaire d’inscription. Ils y répondront lors des ateliers.