Ultima
Le jeu vidéo s'expose au Lieu Unique

3 juillet 2015
20 septembre 2015


• Dans le cadre du Voyage à Nantes,

du 3 juillet au 30 août 2015 :
lun-dim / 10h-19h
-
Du 30 août au 20 septembre 2015 :
mar-sam / 14h-19h
dim 15h-19h
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Entrée libre
  • Nantes
le lieu unique
Quai Ferdinand-Favre, BP 21304
44013 Nantes cedex 01

www.lelieuunique.com


t. 02 40 12 14 34
Né d’une fantaisie de laboratoire, d’un calculateur balistique, distribué dans l’ombre des salles d’arcade avant d’envahir les salons, le jeu vidéo a poussé comme une mauvaise herbe sur le terrain des loisirs numériques : inutile, insignifiant, sulfureux et ignoré, pointé du doigt au moindre fait divers impliquant un adolescent adepte des shoot’em up, il lui aura fallu plus de cinq décennies pour sortir de l’underground. Économiquement d’abord – l’industrie du jeu vidéo dépasse le chiffre d’affaires du cinéma et pèse des milliards. Socialement ensuite – le serious game ou jeu sérieux forme les écoliers comme les militaires américains, assiste les pilotes et les chirurgiens. Culturellement enfin – il s’est infiltré partout, du cinéma à la musique, envahissant nos téléphones, réinventant les outils de contrôle, l’art et les usages.

Comme la photo, la radio, le cinéma et la télévision, le jeu vidéo est d’abord un média. Lui est né de l’ordinateur : son histoire, liée à l’évolution des technologies, est jalonnée par l’apparition de nouvelles consoles, toujours plus puissantes. Aujourd’hui, du mini-jeu sur smartphone à la superproduction d’un « triple A » à plusieurs centaines de millions d’euros, sa diversification est immense, à l’image de sa démocratisation. Pratique culturelle majeure (1h53 par jour en France en 2013), le jeu est désormais une culture à part entière. En témoignent l’insolente santé du jeu indé et des formats hybrides, alimentant sa créativité comme le cinéma indépendant travaille les blockbusters de Hollywood.

Sous un ciel de vidéoprojecteurs, le Cnam Pays de la Loire et le lieu unique invitent à l’été 2015 à rejouer l’histoire du jeu vidéo avec Ultima, une exposition multimédia, interactive, évolutive et expérimentale qui présente une collection de plus d’une centaine de consoles, des plus mythiques aux plus éphémères, des interviews d’acteurs majeurs de l’industrie (Peter Molyneux, David Cage, Hideo Kojima, Bruno Bonnell, Philippe Ulrich, Frédéric Raynal, Anthony Roux), mais aussi d’historiens et théoriciens (Sophie Pène, Nicolas Nova, Milad Doueihi), de critiques et spécialistes des game studies (Gonzalo Frasca, Stéphane Natkin, Isabelle Arvers, Paola Antonelli, Thierry Perreau) ou d’artistes (Invader, Douglas Edric Stanley) qui ont détourné et se sont appropriés le langage des jeux vidéo.
Ultima n’est pas la salle de jeu de l’été à l’usine LU ! À travers un panorama de médias (papier, écran, vidéo, application interactive, frise chronologique augmentée), Ultima rafraîchit ses écrans tous les quarts d’heure pour proposer une nouvelle thématique, à base de jeux jouables, d’ingames, ou d’extraits vidéo. Comme le ferait un VJ spécialisé dans l’histoire et l’actualité du jeu vidéo.

Le parcours du visiteur est résolument éclaté en thématiques, comme autant de chapitres qui traversent l’histoire du média. La violence dans les jeux vidéo, la science-fiction, la politique ou encore l’économie sont ainsi abordées à partir des jeux eux-mêmes. De l’apparition de Pong jusqu’aux dernières créations avec lunettes de réalité virtuelle, de l’histoire du hardware à celle des formes et des gameplays, Ultima est l’exposition ultime sur le jeu vidéo, la dernière à balayer l’histoire du secteur, des origines à nos jours : sa culture, ses codes, son avenir, ses consoles mythiques, ses jeux cultes et ses personnages célèbres…

Ultima est une exposition orchestrée par l’artiste Pierre Giner (pionnier des expositions «vidéoludiques»), avec le média des cultures hacktives Poptronics et le studio graphique Trafik.
La même fine équipe avait signé en 2010 Museogames, première exposition jouable dans une institution culturelle française, au musée des arts et métiers du Cnam, à Paris.

Workshop :

MAKEY- MAKEY :
BRÛLER LE CLAVIER

Mardi 15 et mercredi 16 septembre
STEREOLUX - 09h30-18h30
20€ tarif plein - 15€ tarif réduit / inscription sur scopitone.org

Au travers d’un atelier de découverte et de pratique du Makey Makey, nous chercheronsà sortir de l’usage du clavier, de la souris ou de la manette afin de créer un nouveau contrôleur. Une présentation de différents auteurs et collectifs de jeux expérimentaux permettra d’envisager de nouvelles idées avec des fruits, des légumes, le corps, l’eau ou tout matériau conducteur, dans le but de créer un contrôleur original. Ce workshop sera animé par Rémy Sohier et Henri Morawski.

Ce workshop s’inscrit dans le cadre de la collaboration entre le festival Scopitone et l’exposition Ultima, musée Pop du jeu vidéo, organisée par le Cnam des Pays de la Loire et le lieu unique.

Public
: professionnels
Intervenants : Henri Morawski, Rémy Souhier

Conférence

JOUEURS / INTERFACES / JEU VIDÉO :
CONTRÔLEURS DU SENSIBLE

Jeudi 17 septembre - BÂTIMENT B – Gratuit- 16h30-18h30
Au travers du prisme des contrôleurs et des nouvelles interfaces, quel avenir se dessine pour le jeu vidéo ? Quelles incidences sur notre rapport au jeu vidéo, et son intrusion dans notre quotidien ?
Trois interventions permettront d’envisager les usages du jeu vidéo, émergents ou à créer, mais aussi les perspectives qu’offrent ces nouveaux outils en termes d’expérience sensible et créative.

Intervenants : Nicolas Nova, Rémy Sohier, Sylvain Haudegond et Olivier Janin.
Public : professionnels
Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la collaboration entre le festival Scopitone et l’exposition Ultima, musée Pop du jeu vidéo, organisée par le Cnam des Pays de la Loire et le lieu unique
Cette conférence sera introduite par Pierre Giner